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D'JET ET
RANCHO, A LA DECOUVERTE D'UN JARDIN
EXTRAORDINAIRE
Valbonne (Alpes
Maritimes) : samedi 18 mai 13h00, des curieux affluent sur
le parking du Pré de la Vignasse, attirés
par l'arrivée inhabituelle d'un grand nombre de
Matra. Philippe Gukelberger, le "régional de
l'étape" a en effet organisé
simultanément l'assemblée
générale et la sortie annuelle du club D'Jet
ainsi qu'un rassemblement de Rancho pour fêter son
25ème anniversaire. Cruel dilemme
pour lui cet après midi puisqu'il a du faire le choix
de rouler dans l'un de ses Ranchos ou dans son René
Bonnet noir (28 000 km d'origine !). Finalement le Djet est
resté à l'ombre dans son garage. Nos amis
Suisses venus du canton de Vaud auront donc la vedette
puisqu'ils seront les seuls à présenter un
Djet René Bonnet. Le groupe, à présent
constitué, rassemble Anglais, Allemands, Belges,
Italiens, Suisses et les 4 coins de France.
Les photos des
retrouvailles terminées, le convoi composé de
Djet, Rancho et Murena se dirige vers Fayence dans
l'arrière pays de Grasse à la
découverte d'un jardin extraordinaire. Le
propriétaire et gardien des lieux, dit
"La Gombe" dans le milieu de l'automobile, nous accueille
sur une petite route en bordure de sous bois pour nous
guider dans une exceptionnelle visite. Mais attention
à la consigne : interdiction de toucher à quoi
que ce soit! Le portail franchi, Alpine, une chienne de
bonne taille, nous accompagne dans une nécropole de
voitures dispersées dans le sous bois au milieu d'un
bric à brac de pièces, de boîtes de
vitesse, de moteurs, de châssis stockés sous
une couverture de feuilles et de verdure. R 8, R 12 et
Dauphine Gordini, Alpine A 106, A 108, A 110, coupés
504, Fiat 500 Abarth, Lotus Elan, Lotus Esprit, AMC
Gremlins, un moteur V12 de Lamborghini Miura
semblent
attendre l'enchanteur qui habite cette forêt de
Brocéliande. Dans un endroit fermé, exigu au
point de n'accueillir qu'un seul visiteur à la fois,
l'Alpine A 210, 1ère au classement à l'indice
au rendement énergétique des 24 Heures du Mans
1968, se repose depuis ce jour là une couronne de
lauriers sur le toît. A côté d'elle une
Alpine Interlagos et une Cobra lui tiennent compagnie ainsi
que quelques moteurs de motos Norton Manx. C'est ce que l'on
pouvait capter le temps d'un flash. Pour notre part nous
avons encore été sensibles à la vision
de deux Djet dont l'un étroitement associé
à la croissance d'un arbre. Nous les recenserons
prochainement nous a promis leur gardien. C'est avec regret
que nous nous arrachons à la forêt non sans
avoir admiré la Norton Manx de La Gombe, garée
dans sa chambre à coucher, près du lit ! Elle
l'a mené un jour à la victoire du Bol d'Or et
réciproquement. Après cette visite nous ne
pouvons faire que des beaux rêves.
Le dimanche matin,
direction Monaco, pour quelques heures, où se
courrait le Grand Prix historique de Monaco.
Nous avons vu de près sur le circuit des Amilcar,
Bugatti, Alfa Roméo
menées de mains de
maître par des pilotes vétérans pleins
de fougue. Le musée de S.A.S. encore encombré
des décors de la vente Bonhams de la veille a permis
à certains d'entre nous de découvrir une
collection prestigieuse de véhicules anciens et
récents.
En début
d'après midi départ de Monaco vers Menton, le
col de Castillon puis Sospel pour la montée du col du
Turini (épreuve du rallye de Monte Carlo).
Deux Djet avaient
déjà chaud sur l'autoroute. La montagne ne les
a pas épargné et les obligea à des
haltes successives pour surchauffe avant de trouver une
solution provisoire et efficace de ventilation du moteur.
Huit jours après avoir tourné au Mans lors des
Journées Bleues le Djet Sarthois avalait voracement
la montée des deux cols. Le chant des moteurs Renault
se répercutait sur les reliefs mêlé
à celui d'un groupe de motos qui faisait la
même ascension.
Après
une pose photos, la descente du col du Turini vers la
vallée de la Vésubie se fit au même
rythme mais se solda par la casse d'une fusée de roue
sur un Djet lors du redémarrage à un stop.
Heureusement tout djetiste
averti possède dans ses bagages une fusée
d'avance et la réparation s'est faite sur place. Il
est vrai qu'il y avait pléthore de mécanos et
de conseillers.
Le lundi matin
l'assemblée générale s'est tenue
à Roquefort les Pins en présence de nouveaux
venus au club. Pendant ce temps les dames visitaient
à Grasse la parfumerie Fragonnard. Ce n'est pas
forcément le budget d'achat de pièces
mécaniques qui fut le plus élevé du
week end!
Les bases d'une
nouvelle année sont lancées et c'est sans
hésitation la création du site internet du
club (www.club-djet.com) qui est le point fort de
l'année écoulée. Preuve en est, s'il en
fallait une, quelques heures avant l'assemblée un
mail adressé du Japon nous signalait l'existence d'un
djet en cours de restauration et sollicitait notre
soutien.
A l'issue de
l'assemblée générale le bureau est
composé comme suit : Président (historique et
journal) Yves Marchais, secrétaire et communication
Charly Christmann, trésorier Michel Lallement,
vice-président et magasin club Jean Luc Michaud,
conseillers techniques Olivier Pierrot et Eric Denion,
Webmaster Alain Coldre, Adjoint Internet Eric
Lurenbaum.
Le recensement des
voitures continue. A ce jour 596 DJET recensés dans
le monde (dont 524 numéros de châssis). Le cap
des 600 voitures est maintenant un objectif très
proche. Celui des 500 avait été
dépassé après le rassemblement MATRA
à Mortefontaine en 1999!
Charly
CHRISTMANN
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