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Au dernier chapitre,
la caisse est terminée, enfin pas tout à fait.
La peau extérieure a seulement retrouvé
l'aspect, bien agréable, d'une René Bonnet
Djet. Eh oui ! une automobile c'est une carrosserie
extérieure mais également quelques
aménagements intérieurs de carrosserie :
- un châssis (quand la voiture est ainsi
conçue), un intérieur complet (sièges,
tableau de bord avec instrumentation), une mécanique
(moteur, boîte) et des trains roulants.
Si vous vous rappelez
ce que j'ai conservé de mon achat
il ne me
reste plus qu'à " trouver "
les quelques "
bricoles " manquantes !
Le châssis
passablement " massacré " qui équipait l'auto
à l'achat ne mérite pas de poursuivre sa
carrière comme tel.
Une réfection
consisterait à le reprendre de zéro pour un
coût sans doute élevé.
Puisque le
châssis neuf René Bonnet m'est passé
sous le nez (je ne l'ai qu'en photo), j'accepte la
proposition d'une
modification d'un châssis Matra sans traverse avant.
Je démonte l'ancienne avec son boîtier de
direction, mais je dois en trouver une autre car la
première est jugée trop oxydée.
J'achète des tubes carrés neufs,
nécessaires au passage de Matra à René
Bonnet.
Après quelques semaines, le résultat est
parfait avec une traverse avant rétrécie comme
l'origine (avec les nouvelles fixations de la direction
modifiée) ainsi que les platines arrières plus
étroites. Seule mauvaise surprise, il m'en
coûte plus cher que le châssis René
Bonnet neuf dont le propriétaire m'est alors
inconnu.
Quand on aime, on ne
compte pas
!
Une fois
rapatriée à domicile, je laisse ma
dernière acquisition prendre un peu d'oxydation puis
j'attaque le décapage et le brossage jusque (et
surtout) dans les moindres recoins (je fais
l'économie d'un sablage mais, est-ce bien raisonnable
?). Plusieurs couches d'une bonne peinture antirouille,
noire satinée, lui donnent un air lugubre mais,
malgré tout, bien agréable.
Possédant les
plans de la direction René Bonnet, j'attaque la
modification d'un boîtier complet. Certains vont
trouver l'opération assassine mais il n'y a pas
d'autre solution.
Après le
démontage complet sur l'établi, je rassemble
ce qui me sera utile. Après avoir
dégagé le ressort, je prépare la scie
à métaux en vérifiant bien l'endroit de
la coupe. Eh oui ! la direction des Djet René Bonnet
n'a pas de boîtier de rappel, il ne reste de la
pièce alu que le renvoi d'angle entre
crémaillère et colonne. Un professionnel
termine le travail qui consiste à aléser le
côté scié, y fixer un tube qui sert de
guide de crémaillère et à recouper la
dite crémaillère avec reperçage de
l'extrémité et refiletage pour la biellette.
Une bride alu complète la nouvelle pièce.
Là aussi, beau travail mais pas
donné...
Les sièges qui
équipaient l'auto sont partis au rebut depuis
longtemps (de provenance Bagheera, très
fatigués et dépareillés). Au hasard
d'une rencontre, j'ai l'opportunité de
récupérer deux baquets de Djet noirs
d'origine.
Les
opportunités, c'est bien connu, il ne faut pas les
laisser passer. Chanceux, j'en aurai
quelques-unes.
La transaction se fait
en complément d'un échange de pare-brise. Mon
Triplex est rayé mais intéresse un amateur
pour courir. Les baquets ont été
remplacés par des modernes et l'encombrent.
L'échange me paraît bon, à coût
zéro, me voilà en possession de deux baquets
(pas neufs mais sains et réutilisables de suite) et
d'un pare-brise, certes Simplex mais en bon
état.
Après mon
arrivée au club, j'ai régulièrement
commandé des pièces utiles (compteur,
compte-tours, pipes d'admission, feux AR,
) bref,
petit à petit je me suis
équipé.
Connaissant le
fabricant des échappements pour les Djet Matra, je
lui passe commande d'une ligne complète René
Bonnet.
Pour
qui ne connaît pas le procédé
René Bonnet, c'est impressionnant.
Suivez-moi, que je ne vous perde pas en route :
Sortie culasse avec un collecteur en deux Y
orienté
vers l'avant du moteur (et donc de la
voiture), passage dans le pot de détente,
contournement du moteur, toujours par l'avant, avec le long
tube à deux coudes, entrée dans le silencieux
(situé à gauche du moteur) et sortie par
l'arrière gauche. Ouf ! Tout ce cheminement entre
moteur et châssis. Bravo, messieurs les concepteurs,
du bel ouvrage.
Puisqu'il faut varier
les plaisirs, retour sur la caisse.
Elle est nue,
complètement nue. Ce qui signifie qu'il faut
l'habiller cette belle silhouette. Quand on regarde par
l'ouverture du capot avant
on voit le sol !
Il ne reste plus
qu'à fixer, en définitif, tout
l'intérieur :
- les joues, droite et gauche,
- le fond avec le logement du réservoir, la trappe de
batterie et celle de radiateur d'eau et de ventilateur,
- la traverse support de radiateur.
Les deux supports de
phares sont, également, à monter
soigneusement. C'est-à-dire, parfaitement verticaux
et bien
alignés l'un par rapport à l'autre (afin de
limiter le réglage des optiques par la suite). Il est
indispensable de bien les centrer sur la face verticale afin
de ne pas coincer les portes chromées sous le
polyester ou sous les bulles plexi quand il sera
nécessaire de les manuvrer pour la pose
définitive et les éventuels
réglages.
Encore un
épisode qui s'achève mais,
il y a
encore beaucoup à faire.
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