LA VOITURE DE MES RÊVES. Histoire vécue...

5ème partie. Il faut varier les plaisirs !

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Au dernier chapitre, la caisse est terminée, enfin pas tout à fait. La peau extérieure a seulement retrouvé l'aspect, bien agréable, d'une René Bonnet Djet. Eh oui ! une automobile c'est une carrosserie extérieure mais également quelques aménagements intérieurs de carrosserie :
- un châssis (quand la voiture est ainsi conçue), un intérieur complet (sièges, tableau de bord avec instrumentation), une mécanique (moteur, boîte) et des trains roulants.

Si vous vous rappelez ce que j'ai conservé de mon achat… il ne me reste plus qu'à " trouver " … les quelques " bricoles " manquantes !

Le châssis passablement " massacré " qui équipait l'auto à l'achat ne mérite pas de poursuivre sa carrière comme tel.

Une réfection consisterait à le reprendre de zéro pour un coût sans doute élevé.

Puisque le châssis neuf René Bonnet m'est passé sous le nez (je ne l'ai qu'en photo), j'accepte la proposition d'une modification d'un châssis Matra sans traverse avant. Je démonte l'ancienne avec son boîtier de direction, mais je dois en trouver une autre car la première est jugée trop oxydée. J'achète des tubes carrés neufs, nécessaires au passage de Matra à René Bonnet.
Après quelques semaines, le résultat est parfait avec une traverse avant rétrécie comme l'origine (avec les nouvelles fixations de la direction modifiée) ainsi que les platines arrières plus étroites. Seule mauvaise surprise, il m'en coûte plus cher que le châssis René Bonnet neuf dont le propriétaire m'est alors inconnu.

Quand on aime, on ne compte pas … !

Une fois rapatriée à domicile, je laisse ma dernière acquisition prendre un peu d'oxydation puis j'attaque le décapage et le brossage jusque (et surtout) dans les moindres recoins (je fais l'économie d'un sablage mais, est-ce bien raisonnable ?). Plusieurs couches d'une bonne peinture antirouille, noire satinée, lui donnent un air lugubre mais, malgré tout, bien agréable.

Possédant les plans de la direction René Bonnet, j'attaque la modification d'un boîtier complet. Certains vont trouver l'opération assassine mais il n'y a pas d'autre solution.

Après le démontage complet sur l'établi, je rassemble ce qui me sera utile. Après avoir dégagé le ressort, je prépare la scie à métaux en vérifiant bien l'endroit de la coupe. Eh oui ! la direction des Djet René Bonnet n'a pas de boîtier de rappel, il ne reste de la pièce alu que le renvoi d'angle entre crémaillère et colonne. Un professionnel termine le travail qui consiste à aléser le côté scié, y fixer un tube qui sert de guide de crémaillère et à recouper la dite crémaillère avec reperçage de l'extrémité et refiletage pour la biellette. Une bride alu complète la nouvelle pièce. Là aussi, beau travail mais pas donné...

Les sièges qui équipaient l'auto sont partis au rebut depuis longtemps (de provenance Bagheera, très fatigués et dépareillés). Au hasard d'une rencontre, j'ai l'opportunité de récupérer deux baquets de Djet noirs d'origine.

Les opportunités, c'est bien connu, il ne faut pas les laisser passer. Chanceux, j'en aurai quelques-unes.

La transaction se fait en complément d'un échange de pare-brise. Mon Triplex est rayé mais intéresse un amateur pour courir. Les baquets ont été remplacés par des modernes et l'encombrent. L'échange me paraît bon, à coût zéro, me voilà en possession de deux baquets (pas neufs mais sains et réutilisables de suite) et d'un pare-brise, certes Simplex mais en bon état.

Après mon arrivée au club, j'ai régulièrement commandé des pièces utiles (compteur, compte-tours, pipes d'admission, feux AR, …) bref, petit à petit je me suis équipé.

Connaissant le fabricant des échappements pour les Djet Matra, je lui passe commande d'une ligne complète René Bonnet.
Pour qui ne connaît pas le procédé René Bonnet, c'est impressionnant.
Suivez-moi, que je ne vous perde pas en route :
Sortie culasse avec un collecteur en deux Y orienté… vers l'avant du moteur (et donc de la voiture), passage dans le pot de détente, contournement du moteur, toujours par l'avant, avec le long tube à deux coudes, entrée dans le silencieux (situé à gauche du moteur) et sortie par l'arrière gauche. Ouf ! Tout ce cheminement entre moteur et châssis. Bravo, messieurs les concepteurs, du bel ouvrage.

Puisqu'il faut varier les plaisirs, retour sur la caisse.

Elle est nue, complètement nue. Ce qui signifie qu'il faut l'habiller cette belle silhouette. Quand on regarde par l'ouverture du capot avant… on voit le sol !

Il ne reste plus qu'à fixer, en définitif, tout l'intérieur :
- les joues, droite et gauche,
- le fond avec le logement du réservoir, la trappe de batterie et celle de radiateur d'eau et de ventilateur,
- la traverse support de radiateur.

Les deux supports de phares sont, également, à monter soigneusement. C'est-à-dire, parfaitement verticaux et bien alignés l'un par rapport à l'autre (afin de limiter le réglage des optiques par la suite). Il est indispensable de bien les centrer sur la face verticale afin de ne pas coincer les portes chromées sous le polyester ou sous les bulles plexi quand il sera nécessaire de les manœuvrer pour la pose définitive et les éventuels réglages.

Encore un épisode qui s'achève mais, … il y a encore beaucoup à faire.

 

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