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Pourquoi ce titre
douteux ? Plusieurs raisons à cela.
J'en suis à la
sixième partie de mon récit, qui devait, au
départ, n'en comporter que quatre. La passion m'a
emportée, comme souvent, et le sujet, qui ne devait
concerner que la voiture de mes rêves, a un peu
débordé comme une peinture au pinceau trop
chargé !
Le trop plein m'a
filé entre les doigts.
Le rêve s'est
réalisé en 1983 et après tout ce que
vous avez put lire, aujourd'hui en 2001 l'auto n'est
toujours pas terminée.
Certains d'entre vous
m'ont donné un grand coup de chapeau pour mon
courage. Merci à eux.
Maintenant, il faut
tenir et aller jusqu'au bout. Pas facile quand, pour mener
à bien cette opération, il faut du temps
et
de l'argent.
Beaucoup de temps et
un peu d'argent pour acquérir les
quelques
centaines de pièces manquantes.
Pendant plusieurs
années je n'ai pu consacrer de soirée et
encore moins de week-end à mon rêve. Quand, un
jour, j'ai remis la combinaison pour les activités de
garage, ce fut après un grand élan tant la
motivation était tombée bien bas.
Pourquoi ?
Il est très
difficile de remettre en route une machine
arrêtée depuis longtemps. Avec la motivation
c'est l'envie qui s'effrite tant l'ampleur de la tâche
restante est importante.
C'est ainsi que l'on
se retrouve attiré par des occupations toutes aussi
fastidieuses mais pour lesquelles on a plus
d'attirance.
Bref, aujourd'hui
(2000), la caisse est apprêtée. Enfin elle
retrouve sa ligne d'origine dans une couleur uniforme.
N'étant
pas un spécialiste de la carrosserie et conscient que
le premier coup d'il que nous avons tous sur une
voiture ancienne (comme sur d'autres formes d'ailleurs)
commence par son aspect extérieur. La beauté
et la qualité de la peinture sur une caisse
parfaitement lisse sont les premiers critères de
jugement au regard.
Pour mener à bien cette opération, l'aide d'un
vrai carrossier me fut précieuse. Les heures de
ponçage n'ont pas été
ménagées et la fine pellicule claire qui
recouvre encore l'ensemble du matériel du garage en
est une preuve non réfutable.
L'apprêt
spécial fut réalisé en cabine
professionnelle et au retour à la maison, je savais
déjà que le ponçage avant peinture
était loin d'être terminé pour qu'en
final les regards soient ravis.
Beaucoup de détails sont à finir comme le
perçage des phares et des feux arrières, la
fixation des bulles, la fixation du radiateur d'eau, le
passage des tubes de refroidissement et de chauffage et leur
fixation. L'ajustement des instruments de bord, le montage
et le réglage des ouvrants, capots et
portières. Bref, mille et un détails afin
qu'au moment de la peinture tout soit
"pile-poil".
Côté
châssis, il est toujours nu et attend son
équipement complet : trains roulants avec freinage,
direction, suspension. Moteur-boîte et sa (bonne)
commande.
Ensuite fabrication en
neuf d'un circuit électrique complet dans l'esprit
d'origine. Sur la René Bonnet, tout le câblage
est de couleur unique (marron) avec des bagues couleur et
des raccordements à vis. J'en ai retrouvé
quelques morceaux raccordés, soit à
l'étain avec ruban adhésif, soit avec des
dominos d'intérieur. Voilà la raison d'un
nouveau circuit neuf.
L'envie revient,
pourvu que çà dure
A
suivre...
Yves
Marchais...
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